Avast fait son mea culpa à propos d’une faille

Internet offre des possibilités infinies, tant pour ses navigateurs que pour les personnes mal intentionnées qui souhaiteraient pirater un compte, usurper une identité ou voler des données sensibles. Pour lutter contre ça, il existe de très bons antivirus, comme peuvent l’être Avast et AVG, capable d’assurer la sécurité en ligne des utilisateurs.

Cependant, même les meilleurs ne sont pas à l’abri d’une erreur et ces deux entreprises viennent d’être éclaboussées par un scandale, lié à la revente de données personnelles de ses utilisateurs. Focus sur cette affaire.

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Avast, AVG et la vente de données personnelles

Le logiciel de protection Avast (lire notre test complet) fait sans nul doute partie des Antivirus les plus performants du marché. Il est doté d’une très bonne interface, facile à prendre en main, il possède une version gratuite efficace, des options de sécurité et de maintenance poussées et il a le bon goût de ne pas ralentir votre machine lorsqu’il fonctionne en arrière-plan.

Mais s’il a fait parler de lui récemment, ce n’est pas pour ses belles capacités, mais bien à cause d’une enquête menée par PcMag et Motherboard, deux médias américains spécialisés dans l’informatique, qui ont mis en lumière une vaste campagne de revente de données personnes.

C’est Avast Software, qui édite les Antivirus Avast et AVG, qui est mis en cause dans cette affaire, car la société aurait, depuis plusieurs années, collectée et revendue certaines informations personnelles de ses utilisateurs à de gros clients, comme  Microsoft, Google ou l’Oréal. Des informations ensuite utilisées par les marques pour des campagnes de publicités ciblées ou pour des études statistiques notamment, ce qui va à l’encontre des règles de confidentialité qu’on attend d’un tel système.

Très précises, les informations récupérées concernent les mouvements des utilisateurs sur le net, c’est-à-dire leur clics, certaines recherches de mot-clef, leur navigation sur certains sites en particulier, ce qui permet de dresser un tableau assez net du comportement d’une personne sur Internet. Bien qu’anonymes, toutes ces informations pourraient cependant permettre aux grands groupes de remonter à un individu sans trop de difficultés.

Face au tollé provoqué par ces révélations, le CEO Ondrej Vlcek a présenté ses excuses, admettant l’erreur grave dont est accusé la société et il a promis de prendre des mesures radicales immédiatement.

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Des mesures radicales pour une vie privée préservée

Ondrej Vlcek a prononcé, fin janvier 2020, ces mots : je me sens personnellement responsable, et je présente mes excuses à toutes les personnes concernées, dans une longue lettre qu’il a publiée sur le site officiel du groupe. Au sien de celle-ci, un mea culpa long de plusieurs lignes, qui ne manquent pas de rappeler que si cela peut être perçu comme une trahison de l’utilisateur, tout a toujours été fait dans le respect de la loi.

Toutefois, il regrette cette attitude et explique qu’en plus de la fermeture de l’entité responsable de ces collectes de données (sur plus de 100 millions d’appareils) et du licenciement de plusieurs centaines de personnes que cela entrainerait, Avast Software s’engage désormais à concentrer tous ses efforts sur la sécurité et l’amélioration des solutions proposées, en vue de sécuriser au maximum les utilisateurs lors de leur navigation internet.

Un mal pour un bien, si l’on peut dire, qui n’enlève rien à l’efficacité de cet antivirus. Pris la main dans le sac, la société devra tout désormais redoubler d’efforts pour proposer la meilleure expérience possible à ses clients et on peut voir, dans cette amélioration forcée, la gageure d’un futur ultra-safe pour ceux qui choisiront cet antivirus.

Comme l’affirme le CEO d’Avast Software, 2020 sera un nouveau chapitre pour le programme et il espère ne plus décevoir personne.

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